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Camille de Girlboost avec la pancarte Girl Power

Trouver du sens dans son travail avec Alexandra Arnaud

Trouver son alignement et du sens dans son travail

Bonjour et bienvenue à Alexandra qui nous rejoint sur le podcast GIRLBOOST aujourd’hui ! On va pouvoir échanger sur pas mal de thématiques, mais avant d’aller plus loin j’aimerais d’abord qu’Alexandra se présente un peu à vous, car j’ai l’avantage de connaître son parcours mais ce n’est pas votre cas, alors Alexandra…

Peux-tu nous dire quelle GIRLBOOST es-tu ?

“Eh bien, je suis quelqu’un qui aime plein de choses, qui aime apprendre, pleine de curiosité et qui aime travailler avec des humains, parce que je travaille beaucoup avec des humains. Pour la partie un peu plus professionnelle, mon métier aujourd’hui c’est le coaching, je suis coach en évolution professionnelle, j’accompagne toutes les personnes qui se sentent un peu perdues dans leur boulot, à trouver un projet qui fait sens pour elles, c’est ma mission !”

C’est une très belle mission et on en a besoin aujourd’hui plus que jamais ! Mais alors dis-moi…

Quelle est ton histoire entrepreneuriale ?

“J’ai commencé comme salarié, j’ai fait des études assez courtes, j’ai un bac + 3. Ce fut assez compliqué car au départ je voulais faire des études en bibliothèque. J’ai fait mon stage en première année et je me suis rendue compte que cela n’allait pas du tout le faire ! J’ai alors switché d’option pour aller dans une autre filière et je me suis retrouvée en documentaliste, en gestion de document dans les entreprises pour classer des documents pour les grosses boîtes. Je me suis dit que cela n’allait toujours pas le faire, puis j’ai eu la chance de pouvoir switcher une troisième fois d’option et j’ai découvert le marketing digital. Cela a été une première révélation, à la suite de cela j’ai travaillé en agence de communication, ce qui m’a valu la chance de devenir formatrice. Mon métier a été, pendant quelques années, d’accompagner essentiellement les entrepreneurs à communiquer sur leur activité via les réseaux sociaux. À partir de ce moment-là, j’ai compris qu’il y avait des choses compliquées pour eux. Des fois je pouvais travailler sur la publication d’un post Instagram et cela générait plein de questionnements, plein de peurs que je ne comprenais pas du tout. Puis, j’ai appris plus tard que cela s’appelait des freins, des croyances, le syndrome de l’imposteur, la peur de l’échec, la peur de se montrer. Quand j’ai découvert cette partie-là, j’ai décidé d’accompagner les gens à vraiment poser les bases de qui ils sont et de ce qu’ils ont envie de faire, pour qu’ils puissent se sentir libres d’aller là où ils veulent aller. J’ai créé mon entreprise il y a 2 ans et demi et c’est à la suite d’une rupture conventionnelle que j’ai commencé à travailler sur mon projet, tant que j’étais encore salarié puis j’ai pris mon envol.”

Très chouette parcours, effectivement pour celle qui se posait la question, c’est vrai que la rupture conventionnelle c’est un sacré filet de sécurité pour concevoir son projet et envisagé de faire une reconversion professionnelle, de se lancer dans une formation ou autre.

Est-ce que tu as rebondi avec un accompagnement, avec des formations, ou est-ce que tu as souhaité te lancer à bras-le-corps dans un projet de toutes pièces ?

“Non, j’ai eu la grande chance de me faire accompagner. J’ai suivi plusieurs accompagnements, ça a été un peu le déclic aussi à ce moment-là. J’ai fait un premier accompagnement juste avant ma rupture conventionnelle, je me suis rendu compte que c’est ça allait être compliqué, du coup c’était l’opportunité avec cette idée qui grandissait de coaching, de quitter le monde de l’entreprise. J’ai travaillé avec une coach à ce moment-là pour être sûr que c’était réfléchi, sécurisé et que je pouvais faire les choses étape par étape et j’ai vécu mon premier accompagnement avec cette personne, elle s’appelle Cécile Bandon qui a été géniale. Elle m’a aidé à savoir ce que je voulais faire, poser les étapes et après j’ai pu continuer un petit peu pour le coup toute seule. Je me suis formée au coaching, une fois que j’ai négocié ma rupture conventionnelle et j’ai créé ma micro-entreprise en parallèle et voilà.”

Super ! Au fur et à mesure du lancement de la microentreprise, est-ce que tu étais partie pour être coach ou est-ce que tu as été amené à évoluer dans ton projet, avoir des déclics dans ton projet, pour en arriver là aujourd’hui ?

“J’ai pivoté, on va dire ça comme ça, dans le sens où quand j’ai négocié ma rupture conventionnelle. On est en avril 2019 exactement : je crée ma microentreprise avec cette certitude de me dire que la microentreprise va me permettre d’expérimenter un peu dans l’entrepreneuriat, et qu’est-ce que je peux faire en parallèle de ma formation de coach pour commencer à accompagner les gens, pour commencer à appréhender le terrain, vérifier que c’est vraiment ça qui est fait pour moi. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré LIVEmentor. J’ai commencé à m’entourer d’entrepreneurs sur le marketing digital, intégrer au fur et à mesure les outils que je découvre dans le coaching et mes accompagnements. Je me rends compte que ça marche super bien ! Du coup, pendant une petite année, le temps que je fasse ma formation coaching, je vais jongler entre ma casquette de marketeuse et celle d’apprentie coach. Une fois que je vais avoir ma certification, que je vais pouvoir gagner en légitimité, que je vais vraiment avoir pu accompagner des gens en parallèle de l’école, je vais commencer à faire ce pivot et basculé sur 100 % d’accompagnements professionnels, reconversion, transition. Je veux changer de métier en gros et me spécialiser là-dessus.”

Génial ! Effectivement, j’ai voulu introduire ce pivot parce que c’est le sujet qu’on voulait aborder aujourd’hui ensemble.

Trouver son alignement, trouver du sens dans son travail et dans sa vie !

Le fameux sujet qui est de trouver son alignement, trouver du sens dans son travail, dans sa vie de tous les jours parce que c’est une vraie quête je pense. C’est une vraie demande. Je sais que chez GIRLBOOST on a intégré toute une notion de développement personnel, pour cette raison-là. Parce que c’est chouette d’avoir un projet, mais encore faut-il savoir le développer, encore faut-il être aligné dans son projet. Même si c’est fabuleux, on le sait, d’être entrepreneur c’est aussi beaucoup à gérer d’un coup. C’est aussi des moments parfois de solitude, de pression et de stress, qu’il faut apprendre à maîtriser.

Par rapport à cette notion de retrouver du sens dans sa vie, puisque je sais que ça fait partie d’un des axes que tu travailles principalement, est-ce que tu as des pistes pour savoir comment on fait concrètement pour se rendre compte déjà qu’il y a peut-être quelque chose à faire ? Pour se rendre compte que peut-être on n’est pas encore aligné sur son projet ? Pour se rendre compte qu’on a envie de retrouver ce fameux sens dans son projet ou dans sa vie ?

“Je crois que les choses se font par étapes. On en parlait entre nous de cette notion de “temps”, en fait je me demande si c’est générationnel ou si c’est la société aujourd’hui qui fait que tout le monde à cette pression du temps. Si c’est d’autant plus augmenter sur notre génération, on a été habitué de par nos téléphones, de par internet, de par plein de choses, à avoir des réponses assez rapidement. Or, le temps d’introspection pour apprendre à se connaître est hyper long ! C’est un peu comme si on voulait construire une maison en briques solides avec du béton et qu’on voulait faire une super maison en une semaine et ce n’est pas possible. Donc, c’est souvent dans ces moments-là où on se rend compte qu’on perd un peu pied, qu’on n’est pas à sa place, on sait qu’on n’est pas sa place mais on ne sait pas ce qui manque et c’est là où l’introspection, le “développement personnel”, prendre le temps de se dire “c’est quoi ce que j’aime, qu’est-ce qui est important pour moi, qu’est-ce que j’ai envie de faire, qu’est-ce que j’ai envie de laisser comme trace sur la planète et qu’est-ce qui me porte, qu’est-ce qui me fait vibrer”. Et on n’a pas du tout été habitué à se poser ces questions-là. On n’a pas du tout été habitué non plus à écouter nos émotions, notre boussole intérieure. Est-ce que c’est de la peur, est-ce que c’est de la tristesse, est-ce que c’est de la colère et si je me sens en colère par rapport à mon poste actuel qu’est-ce qui fait que je me sente en colère par rapport à ça. Et mon métier va être d’amener les gens à se questionner là-dessus et juste à poser des questions pour faire un pas de côté parce que moi je ne peux pas savoir pour les autres qui vont pour eux et personne ne peut savoir ce qui est bon pour moi. C’est vraiment de plonger en soi et se dire “bon ben maintenant on fait le tri un peu comme un déménagement, on met des trucs dans des cartons et les cartons importants on met un scotch à paillette dessus parce qu’on doit les mettre de façon à les valoriser.”

Tu l’as très bien expliqué, je pense que tu as raison, il y a vraiment une notion de temporalité. L’envie de tout, tout de suite. On a aussi envie de résultats tout de suite. Ce qui fait partie de la frustration d’un entrepreneur en soi parce qu’on ne peut pas avoir des résultats immédiatement. Cela peut prendre un petit peu de temps, ça peut même amener à être découragé, à un moment donné, d’où le fait de se faire accompagner. On échangeait cette semaine avec une entrepreneuse que j’ai la chance d’accompagner (si tu passes par là Fatoumata je te fais un petit coucou). Nous avons beaucoup parlé d’alignement, parce que trouver son alignement j’ai l’impression que ce n’est pas quelque chose que l’on va calculer.

Ça peut nous tomber dessus comme un déclic que l’on va avoir un jour et on va savoir. Bien sûr, on va devoir travailler autour pour arriver à ce déclic-là. Mais quand ça va venir, ça va venir d’un coup et on va savoir que ce n’était pas la voie de gauche qu’il fallait prendre pour nous mais finalement c’était peut-être la voie de droite, est-ce que tu vois de quoi je parle ?

“Exactement, par rapport à mon parcours, à un moment j’avais l’impression de partir dans tous les sens surtout quand j’ai quitté mon poste salarié, mon dernier poste salarié, j’étais en mode “mais ça part dans tous les sens” ! D’un côté j’ai créé une micro entreprise de l’autre je reprends mon ancien boulot d’agencement en free-lance, en parallèle j’étais entrain de me former en coaching… J’avais l’impression de tout faire et de ne rien faire, que personne autour de moi ne comprenait ce que j’étais en train de faire non plus. Et en fait, à un moment je me suis rendu compte que tout avait eu du sens dans mon parcours. Le fait que je commence en agence de com’, puisque j’accompagne des gens, que j’ai ce déclic sur l’accompagnement, que je puisse après évoluer, étape par étape, que j’essaie de reprendre un nouveau poste salarié dans le marketing et que vraiment ce soit un signe et que je me dise “vraiment tu peux pas continuer comme ça toujours les mêmes trucs, il va falloir y aller”. La période où je me disais que rien n’avait de sens, eh bien il y en avait. Tout était nécessaire à construire mon parcours d’aujourd’hui.”

Moi pour la petite histoire, c’est vrai que, en tant qu ‘entrepreneure, j’ai commencé par du freelancing pur et dur dans la prestation de service. J’ai trouvé des marques que j’accompagnais dans leur stratégie de marketing digital, j’ai trouvé des entrepreneurs à qui j’ai fait des sites web, je suis restée dans mon cœur de métier, le marketing digital. J’ai fait des sites web, des chartes graphiques, du branding, de la communication, du community management et en fait au moment où j’ai commencé le premier projet, de ma première microentreprise, j’avais fait des cartes de visite. Et sur ces cartes de visite, va savoir pourquoi, j’avais mis “coaching” mais à l’époque je ne faisais pas de coaching ! Du coup, j’ai eu ce déclic de me dire “en fait je veux être coach pour entrepreneurs” et je le suis devenue par la suite.

“Ikigai” : « trouver sa raison de vivre »

GB TALK 2 IKIGAI

On a déjà abordé ensemble ce sujet mais il y a quelque chose que l’on voit beaucoup sur Pinterest entre autres, mais aussi sur Google, quand on parle de chercher du sens et un alignement on retrouve souvent le terme “Ikigai”. Tu le connais par cœur ce terme donc j’aimerais beaucoup que tu nous en parles aujourd’hui…

Qu’est-ce que c’est concrètement que l’ikigai et en quoi ça peut nous aider dans la construction de notre projet ?

“ C’est une philosophie de vie japonaise qui se traduit littéralement par “ mettre du sens dans sa vie”. Il y a un bouquin qui est génial qui s’appelle la méthode d’”ikigai” :
Les deux auteurs partent en quête d’un petit village qui est au nord d’Ishikawa qui s’appelle le village des centenaires. C’est un village où les gens vivent naturellement et sont les plus vieux de la planète. La longévité est beaucoup plus importante chez eux et les personnes qui vivent longtemps sont très souvent des personnes qui sont encore actives dans ce village-là, qui ont gardé une comptabilité, une activité des liens dans ce village, ils sont vraiment mobilisés dans plusieurs activités. Tout le livre nous amène plein de concepts japonais sur le temps, sur plein de choses, il y a plein de choses à aller picorer dans ce bouquin. La partie sur l’ikigai c’est vraiment une partie où on parle de mission de vie, trouver cette mission Vie. Et qui nous dit en fait en quatre quadrants : si on se pose des questions sur ce qu’on aime, si on se pose des questions sur ce dont le monde a besoin, sur nos valeurs, si on se pose des questions sur ce pour quoi on est doué, c’est quoi nos compétences, c’est quoi nos talents, si on se pose des questions sur la partie de la rémunération, de ce pour quoi on peut être payé et bien on trouve au centre de ces quatre quadrants notre mission de vie. C’est un concept que j’aime bien repréciser, c’est-à-dire quand on entend mission de vie, on entend souvent “il faut faire qu’un seul truc”, un jour on va voir une révélation absolue on va se dire : “je vais être infirmière jusqu’à la fin de mes jours” et en fait je pense que pareil je ne sais toujours pas si c’est générationnel, parce qu’on est une génération qui bouge beaucoup ou culturelle ou pas, on s’en fout. L’idée c’est vraiment de se dire que l’ikigai il peut être au pluriel on peut avoir plein de projets de vie et plein de missions de vie et qui auront du sens ou pas entre elles. Il y aura peut-être plein d’autres projets qui vont être créés et que c’est vraiment ce qu’on trouve un instant T. Je pense qu’on est humain, vivant et qu’on évolue et c’est plutôt une bonne nouvelle, il faut garder ça pour avancer.”

On peut avoir plusieurs vies dans une vie

D’accord, donc ça part du principe qu’on peut avoir plusieurs vies dans une vie quelque part ?

“Pour moi, oui. Et c’est vrai que j’aime bien repréciser, parce que le côté “mission de vie”, il y a des gens qui ont toujours su ce qui voulait faire, qui depuis tout petit par exemple veulent faire chauffeur de poids-lourd et qui vont être chauffeur de poids-lourd et qui vont être très heureux comme ça. Je fais partie des gens qui depuis toujours changent de métier à peu près tous les 6 mois. Je crois que je n’ai jamais répondu la même chose à cette question depuis qu’on me la pose et je suis convaincu d’une chose c’est que je ne suis pas sûr d’être coach dans 10 ans. Par contre je sais que ça ne m’intéresserait pas de tout mettre dans une seule maison et de construire un truc immense et de rajouter des barrières et des balcons et de la faire grandir. Par contre, construire plein de maisons différentes cela m’intéresse vachement et c’est comme ça que moi je me retrouve. Il faut dédramatiser ça, et se dire que ce n’est pas parce que tu ne vas pas avoir le superbe château de ouf que tu n’es expert, que tu n’es pas légitime, ou que tu n’es pas compétent dans ce secteur d’activité. Tu as le droit d’avoir plusieurs compétences, plusieurs centres d’intérêt.”

Très intéressant, d’ailleurs cela me fait penser à quelque chose, je sais que j’ai déjà vécu ce cheminement-là, c’est pour cela que je veux t’en parler mais tu vas me dire si tu as reçu des personnes en coaching pour cette raison-là. Souvent, justement pour reprendre cette idée, cette métaphore de plein de petites maisons, d’aimer changer, découvrir et aussi d’être un peu éparpillés quelque part, parce qu’il y a aussi ceux syndrome là qui va avec, on a l’impression de ne pas être normal et ça peut être une source, je pense, de frustration et de complexe de se dire “mais en fait il y a un truc qui ne va pas chez moi, quelque chose me rend moins satisfait j’ai l’impression d’en demander trop, je me rends compte que je suis en décalage soit de la société, soit des autres…Etc.

Est-ce que c’est quelque chose justement que tu as aussi observé, analysé et comment tu réponds à ce genre de questionnement ?

“Tout à fait, une des phrases qui revient le plus la première fois que je rencontre les gens c’est: “je n’arrive pas à trouver ma place” ou “j’ai l’impression d’être à contre-courant en permanence” et c’est vraiment deux phrases qui sont représentatives en fait de ce qu’on traverse en fait un moment si on ne trouve pas sa place, on peut la créer. Pas forcément dans l’entrepreneuriat, parce qu’on peut créer des choses sans être entrepreneur (mais l’entrepreneuriat est très sympa venez nous rejoindre ^^). Il y a plein de façon de se réinventer en tout cas, mais à un moment, si c’est trop compliqué de se plier en 12 pour rentrer dans des entreprises ou dans des process qui ne vous correspondent pas, c’est la question pour moi, pour mes croyances, c’est la question de quelle place on se fait et quelle place on s’accorde, quelle valeur on s’accorde et comment on a envie de créer des choses ou pas. Ce serait trop dommage de ne pas suivre une envie, une petite voix, une intuition, juste parce qu’on a peur de quelque chose ou juste parce que ce n’est pas commun. Toutes les personnes qui ont marqué cette planète n’avaient pas forcément des parcours communs donc c’est bien, on a besoin de gens qui ne trouvent pas leur place tout de suite mais qui l’a trouveront après, en apprenant à se connaître.”

Cela me fait penser à une citation que ma maman m’avait envoyée : “ma fille n’aie pas peur de nager à contre-courant”. Aujourd’hui, il y a des personnes qui se trouvent différentes, qui se trouvent étranges, qui se trouvent bizarres, qui n’arrivent pas à rentrer dans un moule. Pour moi, le fait de ne pas rentrer dans un moule, c’est très très positif ! Ça veut dire quand même que l’on est atypique et que l’on est unique, même si bien sûr chaque personne l’est, cela marque d’autant plus cette unicité. Mais cela a pris un long chemin avant d’accepter que ce fût positif je pense. Parce que forcément, ce n’est pas toujours agréable quand on essaie de toutes ses forces de rentrer dans un moule pas et que ça ne marche pas. Et je te rejoins lorsque tu dis qu’il faut qu’on essaie de se faire une place d’une manière ou d’une autre . Ce qui est évident c’est qu’il y a de la place pour tout le monde aujourd’hui.

D’ailleurs, si tu devais nous expliquer un peu comment se composent les accompagnements que tu fais autour de ton coaching de vie, de ton coaching professionnel, comment se passent tes accompagnements sur cette thématique-là ?

“Petite parenthèse de précision, je vais faire les choses :
Le coaching en France est très mal connu et très mal vu. Pour la plupart des gens, le coaching c’est le coach sportif qui va te motiver qui va te crier dessus pour que tu passes à l’action ou alors c’est quelqu’un qui va t’apprendre la vie. Faut savoir que le métier de coach, c’est un métier ou on te pose des questions pour que la personne fasse un pas de côté et qu’elle trouve ses propres réponses. Je ne suis pas là pour donner des conseils, je ne suis pas là pour transmettre des informations, Je suis là essentiellement pour être le miroir de la personne et pour qu’elle puisse prendre de la hauteur sur la situation et trouver des solutions de vie et surtout pour lui trouver des solutions qui lui conviennent à elle. À partir de là, nous avons une distinction qui se fait entre coaching de vie et coaching professionnel. On parlera de coaching de vie plutôt aux personnes qui voudraient travailler sur des sujets de vie personnelle et le coaching professionnel interviendra en entreprise auprès de manager, de salariés, financé par l’entreprise. Ou alors, sur des thématiques de reconversion professionnelle ou création d’entreprise etc. Pour moi, cela n’a pas forcément beaucoup de sens parce que, que l’on soit dans la vie pro ou dans la vie perso on a qu’un seul corps et qu’une seule tête, à un moment s’il y en a un qui va bien c’est plus facile d’avoir de l’énergie et du soutien dans l’autre domaine de sa vie et que si a vie pro ne va pas bien la vie perso se ressent aussi et inversement. Donc c’est tout ça qui me perturbe sur le coaching parce qu’à un moment on accompagne juste des humains et les émotions ne sont pas que dans des petites cases que l’on ressort quand on est au travail ou quand on n’y est pas.
Donc ça, c’est essentiellement sur la partie coaching. Pour ce qui est de la partie travail, je pose énormément de questions. Aujourd’hui le public avec lequel je travaille c’est essentiellement des personnes qui ont moins de 35 ans, qui ont fait quelques années d’études, qui sont des jeunes actifs et qui n’arrivent pas du tout à trouver leur place dans le monde de l’entreprise. Là, on va travailler ensemble sur des grands piliers, même si toutes les séances sont personnalisées, quelles sont vos valeurs, quels sont vos besoins, quelles sont vos contraintes, quels sont les salaires que vous voulez aujourd’hui, quel serait votre salaire de rêve, quelles seraient les choses que vous avez envie de changer dans le monde, en quoi vous voulez avoir un impact et toutes ces questions-là qu’on va pouvoir se poser. Après, la personne sera libre de trouver des solutions. J’ai eu le cas, par exemple, de quelqu’un qui était dans une start-up et qui n’arrivait pas à trouver sa place parce qu’elle pensait vivre un conflit de valeur. En travaillant, ensemble on s’est aperçu que les valeurs qu’elle avait, elle est complètement compatible avec son entreprise et du coup elle a pu mettre des choses en place et elle est très épanouie sur son poste aujourd’hui en interne. J’ai d’autres personnes qui au contraire se rendent compte que leur boulot ce n’est plus possible dans leur entreprise actuelle, peut-être qu’ils vont faire ce métier-là en free-lance, peut-être ils vont faire ce métier-là dans une autre entreprise, peut-être qu’ils vont faire une reconversion à 180 et chacun fait comme il peut, comme il veut à l’instant où il peut.”

Très bien et très claire.

Accepter de se faire accompagner

Pour la petite histoire, Alexandra et moi nous nous sommes auto accompagnées. J’ai accompagné Alexandra quand justement elle a eu un de ces pivotements et elle m’a aussi accompagné quand j’ai voulu vraiment un coup de boost à mon entreprise GIRLBOOST justement, je pense que ce qui est important de souligner, c’est qu’au-delà de ce que l’on propose des accompagnements avec Alexandra, elle plus sur la reconversion professionnelle et moi plus sur l’entrepreneuriat et la démarche entrepreneuriale, eh bien ça veut aussi dire qu’on est capable de se faire aussi accompagner pour se poser aussi les bonnes questions, dans notre projet. Je pense que c’est fondamental aussi quand on est coach de justement d’accepter de se faire accompagner.

“Pour le coup à titre personnel, j’ai fait la démarche de me former au coaching parce que, je savais que j’allais toucher des sujets qui pouvaient parfois être un peu flous avec la thérapeutique. Je ne voulais surtout pas tomber dans cette partie thérapeutique où je n’ai pas du tout les outils, donc j’ai fait cette démarche de me former au coaching et aujourd’hui tous les mois je suis supervisée, c’est-à-dire que j’ai une coach quelque part que je rencontre, où l’on échange sur des problématiques que je pourrais avoir, elle m’apporte des conseils de la prise de hauteur, de la prise de recul. J’échange beaucoup avec mes amis entrepreneurs, donc GIRLBOOST en fait partie ! On échange beaucoup entre nous et je pense que cela nous apporte de la matière. Ce qui est important pour moi de souligner ici, c’est le côté d’être “entourée”, parce que je n’avais personne autour de moi, personne avait une entreprise, personne n’a jamais travaillé dans l’accompagnement, personne n’a travaillé à partir d’un ordinateur. Du coup, je n’avais pas de modèle autour de moi et toutes ces rencontres-là m’ont énormément nourri parce que ça m’a permis d’avoir des gens qui étaient dans le même bateau, qui avaient les mêmes questionnements, les mêmes doutes. Créer une entreprise c’est grandir à vitesse accélérée, c’est donc important de prévoir de se raccrocher à des personnes qui ont des niveaux de développement différent des miens. Et puis, chacun trouve le suivi qui lui va bien, qu’il soit thérapeutique, spirituel, peu importe, l’important est que cela permette à la personne d’avoir un espace de parole, une prise de hauteur. C’est essentiel quand on travaille dans les métiers d’accompagnement.”

C’est vrai. D’ailleurs, cela fait partie des conseils que tu pourrais donner aux GIRLBOOST qui souhaiteraient se lancer dans l’entreprenariat, le fait d’être accompagné, le fait de se créer un réseau autour ?

“Ce qui m’a le plus servi, en 2 ans et demi que je suis à mon compte j’ai été en micro entreprise, j’ai créé ma société je passe en société en 2021, c’est ce qui m’a permis d’avancer et de me raccrocher. Je n’aime pas trop les gens qui disent que l’entrepreneuriat c’est formidable, c’est fait pour tout le monde, parce que je ne l’ai pas du tout vécu comme ça. J’adore être entrepreneure, c’est un statut qui me va vraiment bien, il me permet d’écouter mon rythme et d’être relativement libre de mon temps. Tout cela fait partie des choses qui sont faites pour moi. Par contre le côté trouver des gens qui sont dans des projets similaires, de rencontrer des gens qui à leur échelle on envie de faire bouger les choses, de faire du bien au monde, c’est vraiment quelque chose qui moi m’a nourri et galvanisé. Je n’aurais jamais tenu 2 ans et demi dans l’entrepreneuriat si je n’avais pas eu ces rencontres-là. Mon premier conseil c’est de pouvoir être accompagné, que ce soit pour prendre de la hauteur, que ce soit pour rencontrer des gens qui sont dans des mêmes démarches et échanger parce que c’est essentiel !”

Je suis totalement d’accord, on en parlait aussi avec notre toute première invitée sur le podcast qui était Justine, se faire accompagner je pense qu’aujourd’hui c’est fondamental. Échanger, parler avec des personnes qui vous comprennent et qui comprennent ce qu’on est en train de vivre, moi c’est un des piliers de l’accompagnement de GIRLBOOST et la GIRLBOOST ACADEMY. Ce n’est pas pour rien, on l’a expérimentée nous-même au quotidien !

Qu'est-ce que tu aurais aimé que l’on te dise ?

J’avais une petite question pour toi, si on reprend la jeune Alexandra d’il y a 2 ans et demi, qui était toute prête à se lancer dans cette aventure, qu’est-ce que tu aurais aimé que l’on te dise quand tu as eu finalement cette idée et qu’est-ce que tu aurais aimé dire à la “jeune” Alexandra à cette époque-là, qu’est-ce que tu aurais aimé lui dire pour l’aider à se lancer et puis pour l’aider à mieux vivre son entrepreneuriat ?

“J’aurais aimé savoir c’est que, non seulement c’était possible mais c’était beaucoup plus facile que ce que je pensais. On a un peu cette vision de l’entrepreneur, qui est déjà un homme, très souvent en costard-cravate, qui fait des levées de fonds et qui a un investissement de 20 000 balles au départ. Qui a forcément fait des études et qui a forcément un master et qui est quelqu’un qui est reconnu et qui a validé un peu tous les critères du succès de façon généralisée. Et en fait, j’aurais juste voulu savoir que moi toute seule, avec ma toute petite allocation-chômage et mon ordinateur extrêmement vieillissant, je pouvais créer quelque chose et je pouvais déjà accompagner des gens et être aligné avec ce que j’avais envie de faire. Je suis dans un secteur d’activité qui me permet ça aussi mais je pouvais tout faire dès le départ. En fait, il y a peut-être des petites étapes, il y a peut-être un premier pas qu’on peut faire tout de suite et on ne se rend pas compte que ce premier pas va faire tomber un domino et ça va faire tomber toutes les piles de domino qui a derrière et qu’après ça va être beaucoup plus fluide et en fait c’est ce premier pas pour faire tomber le premier domino qui est hyper difficile à faire. Donc ce serait mon premier conseil, Enfin ce que j’aurais voulu me dire c’est : pousse le domino tu verras ce qu’il se passe après !”

Je vois exactement, c’est justement ce qu’on fait dans la GIRLBOOST ACADEMY, on va aller pousser le domino pour enclencher la suite comme tu le dis, après ça se suit tout seul. Sans même qu’on ait à y réfléchir, ça se structure et le fait de s’entourer, de se faire accompagner, ça aide aussi à aller plus vite, à gagner du temps et justement à construire son chemin de domino en bonne et due forme !

Alexandra, est-ce que tu aurais un dernier conseil pour les GIRLBOOST qui nous écoute ?

“Eh bien, d’oser y aller et se faire confiance ! L’idée c’est de ne pas tout quitter du jour au lendemain, par contre, il y a plein de façons d’avancer en prévoyant des parachutes et des petits trampolines, pour qu’en cas de problème il y ait des plans B, il y a toujours des plans B. Petites anecdotes : il y a 4 ans, quand j’ai rencontré mon mari, il était ingénieur en CDI, j’étais dans le marketing digital, j’étais sur le point de passer cadre et 4 ans plus tard mon mari est devenu comédien et moi je suis devenu entrepreneur ! Même si ça n’a pas toujours été facile, on est mille fois plus épanouie aujourd’hui qu’il y a 4 ans. On s’est écouté et donc se faire confiance, même si ça fait extrêmement peur, c’est un peu la clé de plein de choses quoi qu’il se passe derrière !”

C’est génial ! Merci pour ce super partage, merci aussi pour ton temps aujourd’hui et pour tous ces conseils ! Si les GIRLBOOST veulent te retrouver, où est-ce qu’elles peuvent te retrouver Alexandra ?

“Eh bien en tapant Alexandra Arnaud sur Google on me retrouve assez facilement. J’ai créé tout un projet qui s’appelle “Au temps des rêves”, mon site internet ou sur Instagram. N’hésitez pas à venir échanger, papoter, parce que je fais ce métier pour échanger avec des humains donc je suis ravie d’échanger avec des gens.”

Je le confirme avec Alexandra on aime beaucoup échanger ensemble et souvent on le fait avec une bonne tasse de thé ! Donc c’est une invitation très sérieuse à se faire des petits TeaTime. Merci encore à Alexandra pour ton temps, on va pouvoir souhaiter au GIRLBOOST une très belle semaine à venir et puis on se retrouve lundi prochain pour un nouvel épisode, à très bientôt !

Un grand merci à Alexandra pour toutes ces informations et ces partages ! Vous pouvez retrouver Alexandra Arnaud sur : 

GB TALK 2

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