Camille de Girlboost avec la pancarte Girl Power

3 ingrédients indispensables pour un storytelling percutant

Les ingrédients du Storytelling

Lorsqu’on se lance dans un nouveau projet, ou dans l’entrepreneuriat, il y a forcément un moment où ces questions nous taraudent : 

  • Comment sortir du lot? 
  • Comment faire mieux que ce qu’il y a déjà? 
  • Comment faire différent? 
  • Comment s’intégrer dans un secteur avec autant de concurrence? 
  • Comment se faire une place? 
  • Comment communiquer?

Et bien, la bonne nouvelle du jour : c’est que l’on peut répondre à la majorité de ces interrogations avec un seul mot ! Je vous jure… Et sans faire durer le suspens plus longtemps, mais tout de même : un petit roulement de tambour s’impose : c’est une histoire de Storytelling. Ce mot, sorti tout droit du vocabulaire marketing, vous le voyez partout… Tout le monde en parle, et en cherchant sur google, vous verrez que beaucoup d’articles et de définitions existent à son sujet ! Difficile de s’y retrouver car tout le monde y va de sa petite histoire ! Mais ne serait-ce pas cela, le Storytelling? 

C’est notre sujet de la semaine :

Les 3 ingrédients indispensables d’un bon Storytelling ! 

Côté définition, sortons le Larousse : le Storytelling est un terme anglais, généralement traduit en français par la communication narrative. Le Storytelling, c’est donc le fait de raconter une histoire à des fins de communication, plutôt que de mettre en avant des arguments de marque ou d’un produit sans liens affectifs ou émotionnels. 

La technique du Storytelling permet de capter l’attention, de susciter l’émotion et parfois même, de favoriser la mémorisation. 

On dit qu’une image vaut mille mots : pourquoi donc s’en priver quand il s’agit de notre marque / notre business / notre projet?  

Parlons histoire et voyageons dans le temps, quand la fiction nous apprend une belle leçon. (On passera les détails du positionnement de la femme à cette époque)

Il était une fois, un homme nommé Chahriar, le Roi des Rois sassanide, une dynastie perse ayant régné sur le monde iranien pendant l’âge d’or. 

Chahriar régnait sur un royaume gigantesque, et avait une somptueuse épouse, qui faisait tourner la tête de beaucoup d’hommes : on connait l’histoire. Un jour, alerté par son frère, Chahriar décida d’espionner sa femme et vit de ses propres yeux que cette dernière le trompait allégrement avec un esclave du palais. (On ne lui jettera pas la pierre pour cela! Je dis ça, je dis rien)

Fou de rage suite à cette nouvelle, Chahriar fit exécuter son épouse sur le champ. Si son épouse avait eu l’audace de le trahir ainsi; qu’en était-il des autres femmes? N’étaient-elles pas toutes perfides, menteuses, traîtresses?

Chahriar élabora un stratagème pour ne plus jamais se faire trahir à nouveau, et jouir enfin d’une belle épouse : chaque soir, il épouserait une nouvelle femme qu’il ferait exécuter au petit jour, après leur nuit de noces. 

Cette vengeance cruelle dura pendant des années, et les femmes du royaume redoutaient toutes un jour de devoir épouser Chahriar et de sombrer dans cette sévère sentence. 

Toutes sauf une, Shéhérazade, fille aînée du grand vizir, aussi belle qu’intelligente : genre nous quoi! Elle se porta volontaire pour faire cesser ce terrible massacre et mit au point une stratégie infaillible. 

La nuit de son mariage, elle décida de parler à Chahriar, et de lui raconter une histoire palpitante, haletante, pleine d’intrigues et de suspense : sans jamais la terminer. 

Voulant à tout prix connaître la suite, le roi décida de lui laisser la vie sauve une journée de plus. Le soir suivant, elle reprit donc la suite de son histoire, en gardant toujours Chahriar en haleine.

Les journées passèrent, et chaque soir,  Chahriar décida d’épargner pour un jour de plus la vie de Shéhérazade, dans l’attente de la fin de son histoire.  

Et chaque nuit, Shéhérazade, continuait inlassablement à broder les bribes d’une histoire pleine de rebondissements. Puis deux histoires… Puis trois histoires…. Et ainsi de suite ! 

Voulez-vous savoir pendant combien de temps Shéhérazade raconta son histoire? Et quelle est la fin de cette histoire? Je vous laisse trouver la suite dans votre bibliothèque car c’est ici le conte des Mille et Une nuits.  Oupsy #spoiler ! 

Bon alors, elle est bien gentille Camille avec son histoire des Mille et Une nuits, mais où veut-elle en venir avec ce conte? 

Et bien soyons franches et jouons cartes sur table : quels que soient le produit, le service que vous proposez en tant qu’entrepreneur ou l’article que vous écrivez en tant que blogueur, il y a de très fortes chances pour que cela ait déjà été fait ou dit.  

Que l’on parle mode, cosmétiques, alimentation, lecture, loisir, nutrition, bien-être, automobile, vélo, choux-fleurs, navet… nous sommes des milliers de poissons dans cet océan, et la question fondamentale qui nous vient alors à l’esprit est : « comment faire la différence ou comment se différencier pour reprendre le titre de centaines d’articles à ce sujet ? » Et bien la réponse se trouve dans l’exemple des Mille et une Nuits : faites comme Shéhérazade, racontez des histoires. 

L’homme adore les histoires : ce n’est pas nouveau ! C’est la même raison pour laquelle les livres restent populaires ou que regarder des films et des séries sur Netflix restent toujours d’actualité. Et que les formateurs et coachs en business fonctionnent aussi bien : ils racontent des histoires. 

En résumé, les histoires, on en raffole ! 

Et concrètement, on ne va pas se mentir : lorsque l’on est face à deux marques qui se font concurrence, comme par exemple, un shampoing pour cheveux bouclés, le storytelling peut faire la différence entre « victoire » et « défaite ».  (Les fans de Mulan comprendront la référence)


La Marque A : a eu l’idée de créer un shampoing pour cheveux bouclés par rapport à la demande très présente sur le marché, il est à 99% naturel, fait en France par un laboratoire, accessible et adapté. 

La Marque B : a une fondatrice qui a des cheveux bouclés, et qui a fait des centaines de tests avec des shampoings sans jamais trouver « chaussure à son pied » ! Ses cheveux n’avaient jamais les boucles espérées, ses cheveux devenaient mousseux, secs, cassants, sans forme…  C’est la raison pour laquelle elle a créé la marque B : un shampoing 100% made in France, conçu par et pour les cheveux bouclés; afin d’avoir de belles boucles galbées tout au long de la journée ! #labelleboucle #teamcheveuxbouclés

Laquelle de ces marques vous fait tilt? Vous parle le plus? 

My Bet : la majorité d’entre vous ira naturellement vers la marque B, qui fait appel à une histoire à laquelle nous pouvons nous apparenter. 

Mais s’ il y avait une Marque C, que pourrait-elle faire pour aller encore plus loin? 

Marre de vos cheveux mousseux? Vous avez toujours eu du mal à assumer vos boucles avec le culte de la raideur du cheveu? Vous avez passé la moitié de votre vie à essayer de dompter vos cheveux, à coup de lisseur / brushing / coiffeur? Et si la Marque C était LA solution à toutes vos questions capillaires… Car cette histoire, c’est exactement celle de Lisa, fondatrice de la marque C, qui a souhaité dire stop au dictat capillaire, et qui à force de test et de persévérence, a décidé de créer la formule parfaite pour des boucles à tomber ! Vous n’êtes pas seule : la révolution des boucles a commencé ! Join the moov’. 

Avez-vous vu la différence entre ces trois histoires? 

  • Histoire 1 : Arguments de vente, produits.
  • Histoire 2 : Histoire vécue, partage.
  • Histoire 3 : Histoire inclusive, communauté et partage. 

Pourquoi les histoires 2 et 3 se démarquent-elles? Mis à part le fait que j’ai parlé un petit peu plus longtemps d’elles? 

On a un combo avec :

  • De la narration 
  • De l’appartenance
  • De l’émotion

Bon alors maintenant, comment fait-on pour créer un bon Storytelling et y a-t-il une recette secrète? Et bien oui ! Comme pour toute chose, il y a quelques bonnes pratiques que l’on peut mettre en place pour écrire son Storytelling, ou celui des autres : Copywriter, here you go ! 

On va mettre un tablier, sortir le verre doseur et analyser ensemble les ingrédients pour un bon Storytelling bien gonflé et moelleux à souhait, comme on les aime ! 

Ingrédient n°1 : La structure en 3 temps.

C’est une méthode que l’on retrouve également dans les scénarios de film, dans certains livres… Ce n’est pas un secret de polichinelle et pourtant, parfois on oublie que ce sont les choses simples qui font cette fameuse différence. Je vous invite à sortir le petit cahier de note pour faire un mémo : 

  • Introduction ;
  • Élément déclencheur (ou montagnes russes comme j’aime les appeler) ;
  • Résolution.

Le cerveau humain adore tout ce qui se passe en trois temps. Il n’y a qu’à voir comme ces histoires sont populaires :

  • Les trois petits cochons ;
  • Boucle d’or et les trois ours ;
  • Les trois mousquetaires (qui sont en réalité 4).

Démarrez votre histoire en posant les bases, en mettant votre héros dans le contexte :

Sandrine n’est pas épanouie dans son boulot, elle perd pied petit à petit. 

Engagez-vous sur les montagnes russes : Que se passe-t-il ? Elle décide de partir faire un break en Asie du Sud-Est. 

Et entamez la résolution : électrochoc, elle se prend de passion pour ce continent, et réalise qu’il y a d’autres métiers, d’autres façons de vivre, dans un cadre qui lui semble idyllique. 

Comme Sandrine, peut-être en êtes-vous à ce déclencheur qui fera pencher la balance et envisager la vie d’une tout autre façon? 

Ingrédient n°2. L’authenticité. 

Si le Storytelling est l’art de raconter des histoires, on se doit d’être toujours authentique ! 

> Inventer une histoire qui illustre parfaitement votre propos : comme Caroline, pâtissière, qui depuis son plus jeune âge était passionnée par les cookies. Leur taille, leur forme, leur goût… Et qui à force de persévérance, a trouvé une recette unique qui a conquis bien des papilles et qui permet de garder le croustillant du cookie à l’extérieur et un incroyable fondant à l’intérieur…

C’est OK ! Car nous travaillons ici sur la visualisation : Caroline a un but explicatif dans votre histoire pour aller vers un message. 

> Inventer une histoire sur vous même : un diplôme, un métier, un succès… Pas OK du tout ! Le Storytelling n’est pas l’art de mentir et un bon Storytelling doit garder l’authenticité de son auteur ! Imaginer notre marque B de boucles, qui en vérité a une fondatrice avec des cheveux parfaitement lisses? Si vous l’appreniez, ne serait-elle pas la cible parfaite d’un véritable Bad Buzz? 

> L’authenticité permet de garder une ligne directrice car un bon Storytelling à notre époque est bienveillant. Les consommateurs, auditeurs, lecteurs veulent de la transparence. 

On se doit donc de faire un bon dosage entre authenticité et bienveillance pour ne jamais abuser du pouvoir de la fiction ! 

Ingrédient n°3. Il y a Histoire et Histoire.

Il existe des tas d’histoires différentes. Et on va regarder les 4 typologies les plus utilisées dans le marketing aujourd’hui. Petite astuce, prenez note : 

  1. L’histoire personnelle : Attention, certaines personnes pensent que le Storytelling consiste à raconter une histoire qui leur est arrivée et c’est tout. FAUX ! Parce que savoir que j’ai adopté 7 chats quand j’étais petite et qu’ils vivaient tous en harmonie, cela ne va pas vous intéresser le moins du monde ! 
  2. L’histoire de votre soeur, de votre père, de votre arrière-grand-mère : une histoire familiale, authentique, qui vous a touchée indirectement. Et bien oui : cela peut être un très beau déclencheur pour changer les choses !
  3. L’histoire de votre auditeur, lecteur, acheteur : si vous m’écoutez aujourd’hui vous parler de Storytelling, c’est sûrement parce que vous avez envie d’en savoir plus sur l’art de manier les mots dans votre propre business… Peut-être n’aviez-vous jamais pensé à travailler votre Storytelling? Peut-être êtes-vous curieux  (des rebelles intelligents comme dirait Olivier Roland)  et souhaitez-vous continuer à apprendre, à enrichir vos connaissances,  ou à vous améliorer? 
  4. L’histoire inventée => Notre chère Caroline, pâtissière ! Avec tout de même le petit bémol de ne jamais se placer au centre, comme héros d’une histoire inventée. Comme je l’ai dit juste avant : ne brisons pas l’ingrédient « authenticité » ! Il faut donc prendre une autre personne comme protagoniste principal. Après tout, c’est ce que font les romanciers, ni plus ni moins. 

Il n’y a pas une typologie meilleure qu’une autre. Donc si vous deviez retenir l’essentiel : 

  1. Soyez authentique et bienveillant : ne cherchez pas à être quelqu’un d’autre !
  2. Pensez à votre auditeur, utilisateur ou client en face de vous ! 
  3. L’émotion et la visualisation au travers d’une histoire permettent de faire passer un message.

A votre tour de lancer la recette : racontez moi une histoire ! 

 

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